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dimanche 23 décembre 2012

LES BARAQUES FILLOD


Un patrimoine industriel typique :
LES BARAQUES FILLOD

C’est un patrimoine industriel banal, direz-vous. Pourtant, après une période faste, ce type de bâtiment est tombé en désuétude et tend à disparaître petit à petit. Ce n’est donc pas un hasard si les services du Ministère de la Culture s’y sont intéressés récemment. Non pas pour les classer comme Monuments historiques, nous n’en sommes pas encore pas là, mais pour les répertorier en tant que bâtiments typiques d’une époque. Il y en a eu beaucoup à Gueugnon. On en voit encore au hasard des rues. Installées à l’origine dans les Forges, elles ont été employées à d’autres fins, au gré des donations. Parlons-en un peu avant leur disparition complète.

L’INVENTEUR
Le nom vient de celui de monsieur Ferdinand Fillod, le concepteur du système. Il est né à Saint-Amour (département du Jura) en 1891. En 1922, avec une formation de chaudronnier, Ferdinand Fillod, à son retour de guerre, crée la Manufacture de tôlerie Ferdinand Fillod FSA et s’installe comme artisan chaudronnier dans son village natal pour la fabrication de matériel agricole galvanisé : chaudières pour cuire les aliments pour le bétail (appelée buanderie), tonnes à purin, auges, abreuvoirs. Puis il élargit sa gamme de fabrication avec la production de constructions métalliques du type baraque de chantier.
Le 21 novembre 1928, il fait une demande de brevet (délivré le 23 avril 1929) concernant la fabrication de maisons préfabriquées en acier. En 1929, ayant de gros besoins en acier pour exploiter son invention, Fillod installe son usine à Florange en Moselle, s’associe à la famille Wendel (1) et fonde la société de Constructions métalliques Fillod (CMF) avec siège social à Hayange.Sa société de Construction Métallique Fillod (C.M.F.) s’est éteinte en 1986, trente ans après le décès de son fondateur. Elle employa jusqu’à 900 personnes.
De 1929 à 1949, la CMF réalisa de nombreux bâtiments métalliques préfabriqués pour le monde entier : casernes (baraquements militaires), écoles, hôpitaux, réfectoires, baraques de chantiers, cités ouvrières et villas (maisons métalliques) et même une église (Eglise Sainte-Barbe de Crusnes) construite en 1938 à Crusnes-cité, cité ouvrière construite de 1913 à 1930 sur le terrain des mines de fer de la société Wendel.


LES PAROIS INCLINÉES
Les bâtiments à parois inclinées se composent de travées verticales métalliques, accolées les unes aux autres. Chaque travée possède deux portiques cintrés en acier profilé à chaud puis à froid, espacés entre eux par des entretoises. Entre les portiques vient s'emboîter un panneau de bardage en tôle d'acier doux, nervuré par emboutissage.
Ce panneau peut être, selon les besoins, équipé ou non d'un vitrage ouvrant à l'italienne ou remplacé par un panneau porte. Des tôles faîtières viendront se fixer dessus à l'aide de crapauds et formeront la toiture du bâtiment. L'ensemble devient ainsi une carcasse métallique continue et pratiquement monobloc, dont la longueur dépend du nombre de portiques additionnés. A chaque extrémité du bâtiment, les pignons sont emboîtés dans les derniers portiques et peuvent recevoir des portes ou des fenêtres.

Le bâtiment à parois inclinées, réalisé en diverses largeurs, possède de grandes possibilités d'adaptabilité. Tous les éléments le composant étant standardisés, ils peuvent être permutés en vue de modifier son habitabilité. De plus, les pièces qui le composent peuvent être montées et démontées plusieurs fois sans aucune détérioration, par simple emboîtement. Le nombre de travées peut être réduit ou augmenté à souhait, de même que différents bâtiments peuvent être reliés entre eux au moyen de couloir préfabriqué. Des adaptations mineures de la structure étaient proposées selon les climats : en régions tropicales, par exemple, la toiture est recouverte par des plaques formant parasol. Ces diverses qualités ont permis à ce bâtiment d'être construit en grand nombre tout en répondant à des modes d'occupation très diverses : logements, baraquements de l'armée, dortoirs, bureaux, réfectoires, dispensaires, chapelles, écoles, salles de gymnastique, etc.

 LES BARAQUES DE GUEUGNON

Les anciens Gueugnonnais se souviennent des deux baraques édifiées Place des Forges qui servirent de réfectoire. A l’intérieur de l’usine, une photo aérienne réalisée vers 1960 par la société Lapie permet de distinguer au moins trois baraques Fillod servant à la production, non compris celles du Centre d’Apprentissage.




LES BARAQUES DE LA MINE DE GRURY


Pour compléter ce court message, on lira l'article publié par les Amis du Dardon, à l’initiative de M. Régis WENZEL, dans la revue périodique "Echos du Passé" (12 euros franco).

voir site : http://amisdudardon.monsite-orange.fr

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